Passionnante, parce que rarement la recherche publique n’aura fait l’objet d’autant d’attention avec autant de projets gouvernementaux et autant d’outils nouveaux pour la porter vers l’excellence, via les Investissements d’Avenir en particulier.
Exigeante, parce que rarement le filtre de l’excellence académique n’est apparu aussi fort avec l’AERES (Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) quand, dans le même temps, l’objectif majeur des pouvoirs publics est de renforcer l’impact économique de la recherche sur la croissance et l’emploi.
Délicate, parce que la politique de restructuration actuelle repose les questions de gouvernance, exige des réglages délicats entre mutualisation et subsidiarité, ainsi qu’un effet de taille qui peut altérer les points forts que sont les identités des uns et des autres.
L’État est volontaire mais il n’a pas donné toutes les clefs de ces transformations et laisse les acteurs les établir eux-mêmes dans un champ de contraintes externes souvent difficiles à maîtriser.
Pour ARMINES, dont les emplois ne sont pas couverts par le budget de l’État, l’enjeu est vital.
Préserver l’avenir, c’est à la fois réaffirmer nos points forts et actualiser
nos fondamentaux internes :
- d’abord,
l’identité des centres de recherche que nous partageons avec les Écoles des Mines est fondée sur la force des relations industrielles qu’ARMINES incarne. C’est notre valeur de référence et elle n’est à aucun titre remise en cause ;
- ensuite, à la question
« publier ou breveter ? » et son corollaire « être reconnu par les pairs ou par les tiers ? », la réponse est : « les deux bien sûr ! » parce qu’ils ne s’opposent pas, au contraire. Mais il est indispensable de définir des clefs de gestion et des indicateurs partagés qui permettront à chacun de disposer d’un cadre mieux documenté et plus explicite pour cet objectif dual ;
- enfin,
renforcer notre modèle économique est nécessaire en se réorientant vers les financements privés directs après plusieurs années de croissance liée au financement public de la recherche partenariale. Notre nouvelle labellisation Carnot (avril 2011) pour cinq ans nous incite à le faire et nous en donne les moyens.
Mener à bien ces chantiers internes avec les Écoles des Mines est le moyen de préparer l’avenir avec plus de force et de confiance.
Ainsi, nous préserverons notre modèle et notre identité qui ont toute leur légitimité parce qu’ils combinent
Excellence et Pertinence.