
L'origine de la Chaire est purement industrielle. Elle découle du constat que la maîtrise à long terme de la performance de sécurité nécessite de nouvelles connaissances et de nouvelles méthodes.
C'est dans cette optique que le professeur Erik Hollnagel (au centre), spécialiste international de la sécurité, a été recruté. Il s'est entouré des docteurs Denis Besnard (à droite) et Eric Rigaud, et de doctorants.
Dans le paysage de la collaboration entre scientifiques et industriels, la Chaire se distingue par le poids donné à sa recherche, à son rayonnement international, ainsi que par son concept fondateur. Sur ce dernier point, l'Ingénierie de la Résilience est le moteur de la Chaire de Sécurité
Industrielle.
La résilience se définit comme « l’aptitude intrinsèque d’un système à ajuster son fonctionnement avant, pendant ou après la survenue de changements ou de perturbations et ce afin qu’il puisse poursuivre son activité dans des conditions attendues ou inattendues » (Hollnagel, 2009). Projetée dans le domaine du management de la sécurité, la résilience véhicule une idée forte : le management de la sécurité ne doit plus seulement reposer sur la seule maîtrise des propriétés négatives d’un système (erreurs, défaillances, perturbations, désordres, etc.) mais également sur le renforcement de ses propriétés positives (adaptation, auto organisation, apprentissage, etc.).
La promotion de l'ingénierie de la résilience s'est effectuée au travers de 3 actions majeures : de la formation, de la recherche et développement de méthodes de gestion de la sécurité, ainsi que l'organisation d'évènements de recherche.
A ces actions s'est ajouté un ensemble de collaborations avec les partenaires industriels de la Chaire, notamment au travers de réunions techniques, de contrats d'étude et de projets de recherche.
2 CREAM light est une version simplifiée de la méthode CREAM (Cognitive Reliability and Error Analysis Method)
3 FRAM : Fundtional Resonance Analysis Method
4 RAG : Resilience Analysis Grid
Afin d'ancrer sa contribution à la sécurité, la Chaire doit prolonger ses objectifs initiaux :
promouvoir de nouvelles connaissances, pratiques et outils qui contribuent à long terme la performance de sécurité. Concrètement, l'équipe de la Chaire doit pérenniser ses actions d'enseignement, approfondir ses lignes de recherche, et transférer les résultats de ses travaux vers l'industrie. Ces 3 points sont des atouts pour la sécurité :
• L'enseignement en matière de gestion de la sécurité est une forme efficace de transfert des connaissances vers l'industrie et constitue une mission essentielle de Mines-ParisTech.
• Pour sa part, la recherche est un moteur de la production de nouvelles connaissances et méthodes. La Chaire poursuivra donc son travail en s'intéressant en particulier à des situations où des acteurs industriels différents doivent interagir et coopérer pour accomplir une activité commune (ex : sécurité des réseaux de transports, gestion de crise, management de la sécurité des territoires, projets industriels complexes, production et distribution de biens et services, etc.). Ces situations engendrent l’émergence de nouveaux facteurs de risques et requièrent de nouvelles approches de management de la sécurité.
• Enfin, le transfert est essentiel à l'appropriation de méthodes innovantes par l'industrie.
Dans la mesure où la promotion de nouvelles pratiques est une des raisons d'être de la Chaire, ce dernier point constituera une mission-clé.
Un dossier sur la Chaire de Sécurité Industrielle va paraître dans le numéro de mars de la revue RSE (www.rsemag.com), dirigée par Franck Guarnieri, du centre de Recherche sur les Risques et les Crises.
Un article introductif sur la résilience, par le professeur Erik Hollnagel (en Anglais), est disponible en téléchargement :
http://www.crc.ensmp.fr/csi/Chaire/from-protection-to-resilience.pdf
- 8 partenaires industriels
- 3 méthodes développées
- 135 étudiants annuels reçoivent des cours de la Chaire
- 8 projets de recherche nationaux et internationaux en collaboration avec l'industrie
- 3 thèses de doctorat (dont 2 en partenariat avec l'industrie) à soutenir en 2010
- plus de 60 publications scientifiques
- 3 contrats d'étude
Séminaire industriel le 14 Avril 2010
Armines : Polymere
Armines : Recherche scientifique